Description | Née Maria Nicolaevana comtesse Ochanoff-Goïloff le 14 mai 1895 en Moldavie (Russie), celle qui deviendra Marie Fiechter arrive à Lausanne alors qu'elle est enfant avec sa mère Eughenia Ochanoff, veuve. Elle fréquente l'école Vinet, puis suit toutes ses classes et son université à Lausanne. En 1917, elle est l'une des premières femmes à obtenir une licence en sciences mathématiques et physiques en Suisse.
Partie pour l'Égypte avec son mari Jacques-René Fiechter dans les années 1920, elle y déploie une activité débordante pendant près de 30 ans : professeur de mathématiques, de français et d'histoire à l'Ecole suisse d'Alexandrie et au Lycée de la Mission laïque française d'Alexandrie, codirectrice du "Journall suisse d'Égypte et du Proche-Orient", cofondatrice de la première Ecole de service social à être créée en Égypte ainsi que du Croissant rouge égyptien de la jeunesse (pendant de la Croix-Rouge suisse).
De retour à Genève en 1950, elle reprend tout d'abord une activité d'enseignement. L'Institut Batelle fait ensuite appel à elle en l'attachant à son secteur de recherches spécialisé dans la documentation nucléaire soviétique. Tout en conservant le mysticisme de l'Église orthodoxe, elle choisit le protestantisme. Militante du réarmement moral, "elle s'attache à créer des liens et des ponts entre les classes, les partis, les races." Elle a représenté la Fédération internationale des Femmes universitaires en tant que déléguée auprès des organisations internationales. Son étude sur les mariages entre Suisses et moyen-orientaux, publiée sous le titre "Mirages d'Orient", a servi de vade-mecum au Département politique fédéral suisse pour une approche réaliste et positive de telles unions. Décédée à Genève en 1985, elle repose au cimetière de Villeret. |